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Jean Jacques Kouamé : “Ma gloire vient de Dieu” Les écritures saintes dans le livre de Mathieu, le chapitre 6 au verset 33 stipulent : "Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus…". Cette parole, Jean Jacques Kouamé se l'est appropriée. Et l'a mise en pratique. Les marabouts, les sacrifices n'ont rien pu y faire. Et lorsque l'esprit de Dieu l'a appelé. Il s'est accroché au manteau de gloire du Seigneur. Comme l'or, il passera par le feu. Le désert, comme il le dit lui-même. De ces épreuves, il est sorti fort et aguerri. D'où le couronnement d'une alliance faite avec Christ. Le secret, c'est ça. Il l'a compris très tôt. Cette interview qui suit et qui se veut assez exclusive, est l'occasion pour Jean Jacques Kouamé de témoigner sa reconnaissance à Dieu. Et que de son témoignage. Bien de personnes soient édifiées. Parce que pour lui, sa mission nouvelle, c'est celle-là. Etre un canal par qui Dieu puisse passer pour toucher des cœurs. Le farot et le scénario de Jean Jacques Kouamé quittent les sentiers du décalé coupé. Pour épouser des vertus religieuses. De ce scénariste dont on ne sait pas plus bien de choses, Prestige vous offre dans cet entretien, des informations, jamais révélées à un magazine. "J'ai vu des marabouts, mais cela n'a pas fait de moi l'homme d'affaires le plus prospère du monde. Le temps de Dieu est le meilleur…". La suite… Jean Jacques Kouamé : “Ma gloire vient de Dieu” Les écritures saintes dans le livre de Mathieu, le chapitre 6 au verset 33 stipulent : "Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus…". Cette parole, Jean Jacques Kouamé se l'est appropriée. Et l'a mise en pratique. Les marabouts, les sacrifices n'ont rien pu y faire. Et lorsque l'esprit de Dieu l'a appelé. Il s'est accroché au manteau de gloire du Seigneur. Comme l'or, il passera par le feu. Le désert, comme il le dit lui-même. De ces épreuves, il est sorti fort et aguerri. D'où le couronnement d'une alliance faite avec Christ. Le secret, c'est ça. Il l'a compris très tôt. Cette interview qui suit et qui se veut assez exclusive, est l'occasion pour Jean Jacques Kouamé de témoigner sa reconnaissance à Dieu. Et que de son témoignage. Bien de personnes soient édifiées. Parce que pour lui, sa mission nouvelle, c'est celle-là. Etre un canal par qui Dieu puisse passer pour toucher des cœurs. Le farot et le scénario de Jean Jacques Kouamé quittent les sentiers du décalé coupé. Pour épouser des vertus religieuses. De ce scénariste dont on ne sait pas plus bien de choses, Prestige vous offre dans cet entretien, des informations, jamais révélées à un magazine. "J'ai vu des marabouts, mais cela n'a pas fait de moi l'homme d'affaires le plus prospère du monde. Le temps de Dieu est le meilleur…". La suite… Après pratiquement un mois, on dira deux mois en Europe. Brièvement, le point… Le bilan est positif. J'ai été en Europe pour une tournée. C'était normalement pour dix jours. Et je devais honorer deux spectacles. Et ce, pour la date anniversaire de la mort de Douk Saga le 12 octobre à Lyon. Le second show, c'était à Toulouse. Après ces deux spectacles, j'ai été invité de toute part. Notamment en Allemagne, en Italie. Il a fallu que je revienne en Côte d'Ivoire parce que je manquais à mes fans. Ils ne me voyaient plus à la télé, ne m'entendaient plus à la radio, ni dans les journaux. Puisque tu parles de médias, sens-tu la nécessité d'être toujours présent dans cette sphère ? Pas vraiment. Mais vous savez, nous avons embrassé un métier où de nombreuses personnes ont besoin des informations nous concernant. C'est comme ça partout. Je me sens obligé de donner de mes nouvelles à mes fans. Et non par plaisir personnel. Cela ne donne-t-il pas l'impression que Jean Jacques Kouamé est un artiste préfabriqué, ou on dira fabriqué par les médias ? Pas du tout. Déjà un artiste, ce sont les médias. Prenons le cas de Johnny Halliday. Le battage médiatique autour de lui. Moi, j'aime la communication. Je communique sur ce que je fais. Jean Jacques Kouamé, c'est un produit. Il faut le vendre. Au travers de pas mal de moyens. Je ne suis pas très média en fait. Mais je le fais parce qu'il le faut. Que pourrais-tu répondre à ceux qui ne seraient pas bien regardant sur cet aspect des choses ? C'est très gauche. Soit on, le fait, soit on ne le fait pas. Tout dernièrement, j'ai reçu un appel de Meiway, qui m'a dit : “Jean Jacques, je te félicite (il pourra le confirmer) pour la communication que tu mets autour de toi. J'avoue que j'ai 20 ans de carrière, mais je suis choqué de savoir que toi, après deux à 3 ans de carrière, tu aies pu atteindre le niveau des grands…”. Si je me retrouve avec un coup de fil de ce genre, cela atteste du travail que j'abats. Quand on est artiste, il faut beaucoup médiatiser ce qu'on fait. C'est déjà positif de savoir que je travaille avec les médias. Et négatif de penser que ce n'est pas une bonne chose. S'il y a une communication que l'on t'a reproché. Et même au sein de ton cartel, c'est celle autour de la maladie de Douk Saga. Un mot là-dessus. C'est méchant. Vu l'état dans lequel je suis. J'aime le bruit, mais contrairement à d'autres personnes, j'ai la crainte de Dieu. Ce que l'on enseigne dans cette voie, c'est que tout mauvais acte a un prix. Dieu seul sait combien de fois j'ai souffert dans cette affaire. J'aurais souhaité que Douk Saga soit en vie pour témoigner. Le stress accumulé. Des coups de fil de personnalités que vous pouvez imaginer. Je dirais même du Président de la République qui me félicitait pour ce que j'ai fait pour Douk Saga. Il y a une personnalité qui m'a dit “Jean Jacques, je suis très content pour toi. Dieu a fait ton combat. Parce que si Douk Saga mourrait chez toi, les gens allaient dire que tu l'as tué pour ta promo”. Dieu m'a épargné cela. Douk Saga est resté en vie jusqu'à ce qu'il parte au Burkina. Il a vécu. Et l'on lui a dit, “Ecoute, fais attention à ta vie. Ne rentre plus dans certaines choses”. Il avait le libre choix. Et il a choisi la vie qu'il menait auparavant, or il devait limiter certaines choses. Il était un peu têtu. La suite, nous la connaissons. Somme toute, c'était la volonté de Dieu. Si cela n'était pas le cas, il n'allait pas mourir. Mais ce qui m'a marqué, c'est sa transformation avant sa mort. C'est en cela que je crie aujourd'hui, “Alléluia !”. J'ai permis à quelqu'un qui ne connaissait pas le Christ. Qui ne lisait pas le coran, parce qu'il était d'abord musulman…De pouvoir en définitive lire la bible. Et connaître les œuvres de Dieu. Avant sa mort, il a confessé le nom de Jésus. C'est tout ce qui peut m'intéresser, parce que je crois en Dieu. Maintenant, ce qui peut se raconter après, pour moi, ce sont les persécutions du diable. C'est au travers de moi, qu'il a connu Christ, donc c'est tout à fait normal que je fasse l'objet des attaques que je vis. Que ce soit de la part de n'importe quelle personne. Mes proches, les gens que j'aime. Et tout cela est légitime, d'autant plus que le diable utilise toujours ceux, à qui l'on tient le plus. Si j'avais fait du mal à Douk Saga, je n'allais pas décoller dans ma carrière. La bible dit que les morts ne sont pas morts. Donc, si je lui avais fait du tort, son âme allait me réclamer tout simplement. Quels enseignements tires-tu de toutes ces épreuves ? Bêh écoutez. J'en tire pas mal de choses. Douk Saga, auprès de moi, avant sa mort, m'a permis de ranger ma vie. Je fais maintenant attention à tout ce que je fais. Que ce soit en boîte. Ou dans ma vie de tous les jours. Je sais qu'un homme doit être profondément spirituel, avant d'être physique. Tout cela m'a permis de redoubler d'effort dans ce que je fais. J'ai tiré de grandes leçons. Mais celle qui m'a le plus édifié, c'est qu'il ne faut jamais chercher à plaire à l'homme. Parce que demain, ces mêmes personnes seront jalouses de toi. Si c'était à refaire ? Bien sûr. Cent fois, mille fois. Je le ferai. Douk Saga n'est pas la seule personne. Même si un de mes ennemis venait à être dans le même cas, je ferais pareil. Mon but, c'est que mon ennemi devienne mon ami. Je sais dans quel état Douk Saga était. Et je ne peux souhaiter cela, à mon ennemi. Passé cet épisode, l'on va s'intéresser à un cas qui en cache un autre. Cette histoire de la Jet-Set. La présidence de ce clan après Douk Saga. Appartiens-tu à ce groupe ? As-tu voulu briguer la présidence de la Jet Set ? Ça fait plus de 1000 fois que je parle de la même chose. Je n'arrête pas de me justifier. J'ai remarqué que les gens n'ont plus rien à dire. Lorsqu'on est artiste, mieux vaut parler de son actualité. Que de revenir sur des faits passés. Et l'impression que j'ai, c'est que la presse, elle même n'a plus rien à dire. Que les histoires, tournent autour de la Jet Set. De Douk Saga. J'ai dit cent fois que je n'appartenais pas à ce groupe. C'est un groupe d'amis. Et dans ce cas, lorsque la gloire arrive, il ya toujours une division quelque part. Il s'avère que j'ai eu des difficultés avec certains membres. Ils se sont justifiés de leur part. Si nous continuons ainsi, nous n'allons pas sortir de ce cycle. Eux, diront qu'ils ont raison. Moi, également, je défendrai ma cause. Qu'à cela ne tienne, j'ai de très bons rapports avec Boro Sanguy, que j'ai amené récemment à une croisade de Benny Hill. Il y avait lui, Kangala, mon frère Richard. Nous avons prié comme des enfants de Dieu. A la fin, il m'a dit, “mais Jean Jacques, tu as des trucs de ce genre, pourquoi tu ne nous y amènes pas le plus souvent…”. Je lui ai répondu, “c'est vous qui ne voulez pas, sinon moi, mon souhait, c'est que nous nous retrouvons tous auprès de Dieu, en train de prier”. Parce qu'en fait, c'est ça l'amour. Et ce genre de chose, l'on ne peut l'avoir dans le monde. Mais à la face de Dieu. Je veux que mes ennemis deviennent mes amis, mais je ne peux pas forcer un ennemi à devenir un ami. Pour moi, ce débat est clos. Je n'ai jamais dit que je suis président de la Jet Set, ni d'un parti, ou quoi que ce soit. Parce qu'il n'y a pas un quelconque budget alloué au président de la Jet Set. Aujourd'hui, c'est la gloire que Dieu m'a donné qui fait peur. Mais les gens ne sont pas dupes. Plus on m'attaque, plus les gens m'aiment. Parce que sans le vouloir, l'on se dit que j'ai quelque chose d'intéressant. Comme on le dit généralement, l'on attaque que celui qui est important. Et à ce titre, si tu l'es, c'est parce que tu as une carrière. Le temps fort de celle-ci, c'était le 2 septembre dernier à la faveur de ton tout premier concert live. Bilan de cette première grande sortie. Très positif. Malgré les polémiques. Vous savez, lorsque j'étais en train de répéter… Il n'y a pas eu de polémiques… Si, si… A quels sujets ? Est-ce qu'il pourra faire le plein… Qui est-ce qui l'a dit ? Vous avez un réseau d'informations. Moi également. Les gens étaient un peu sceptiques… C'est à croire que tu écoutes beaucoup les rumeurs ? J'y prête plutôt beaucoup attention. Et pour un artiste, c'est très important. J'ai un réseau de communication, d'informateurs. Des mouchards en ville qui prennent des informations. Pour savoir comment les gens prennent les choses. C'est important pour un businessman. Lorsqu'on veut se lancer dans quelque chose, il faut tenir compte de la réaction de certaines personnes. J'ai senti que les gens étaient un peu sceptiques. Ils se sont dit, vraiment, on l'aime bien, mais est-ce qu'il pourra produire quelque chose de fort. Si c'est pour chanter deux morceaux… Pour moi, le bilan de ce concert est largement positif. Parce qu'il m'a permis de m'exprimer à plusieurs niveaux. J'ai proposé onze titres. Les mélomanes se sont éclatés. Il y a eu du monde. Je suis monté sur scène à 19h30-20h, pour finir à 22h30. Nous avons eu 2h30 de spectacle. Tu y étais. Tu as vu l'engouement. Des fans qui m'attendaient depuis midi. Ça fait chaud au cœur. Au niveau des fans, satisfaction totale, côté organisation, c'est le cas ? Pour un premier concert, il y a eu pas mal de choses… Comme quoi par exemple ? Je me suis retrouvé dans des situations. Seul un moment dans ma chambre d'hôtel. Je n'ai pas senti la sécurité autour de moi. C'est vrai que tous ceux qui sont venus à ce spectacle, m'aiment et ils constituaient une certaine sécurité pour moi. Mais… Tu t'es senti abandonné un moment ? Oui, un peu abandonné. Seul à l'hôtel. C'est moi qui appellais pour savoir comment les choses allaient. Après, les personnes qui devaient s'en charger se sont justifiées. Du fait, qu'elles devaient contenir le monde, venu en grand nombre. Au niveau du financement, il y a eu un problème. Au départ, c'était pour une organisation financée à hauteur de 50/50, entre toi et la structure organisatrice. En définitive, cela n'a pu être le cas, tu le confirmes ? J'ai travaillé avec Kader Djiré. Et je profite de cette lucarne pour le dire. C'est lui qui m'a encouragé à m'investir dans le show-biz. Je n'ai surtout pas envie d'être ingrat. Il m'a dit, Jean Jacques, “tu es très élégant, tu te lances dans ce milieu, tu cartonnes…”. La plupart de nos collaborations se sont faites sur la base de 50/50. Mais il n'y a jamais eu de contrat. Ni de factures. Du coup, au décompte final, soit c'est lui qui débourse 7 millions pour une production de 10 millions, ou vice versa. Tout se déroulait sur la base de petit frère à grand frère. Pour ce concert, nous sommes allés sur la base d'un budget de 35 millions. En vue de satisfaire les fans. Réaliser quelque chose de jamais vue. Finalement, j'avais pas mal d'investissements. Et Kader au fait m'a dit : “Je t'avais promis un concert. Laisse-moi te l'organiser. Puisque je te sens…”. Et puis, voilà, il a pris le dessus des choses. Finalement, il a financé le concert tout seul ? Il y a des choses que j'ai faites. Kader a pré-financé. Le sponsor a pris le relais. Ainsi que moi. Mon billet d'avion, ma mise au vert, mes vêtements…tout ça, c'était moi. Mes tenues de scènes avoisinaient les 3 à 4 millions. Au finish, tu as été floué ou quoi ? Non, moi, mon but… C'est vrai que tu ne veux pas donner dans la polémique. Et pourtant, le malaise est perceptible. Mon souhait, c'était le succès de ce concert. Rallier le maximum de monde à notre cause…Il y a eu pas mal de polémiques. Les gens ont dit beaucoup de choses. Je suis libre de dire si Kader m'a niqué ou pas. C'est le cas ou pas ? Ce n'est pas le cas. Au départ, nous avions à cœur d'organiser un concert. Et non, se faire des sous. Si mon dessein était financier, je me serais focalisé sur les entrées, les tickets, or Kader gérait toutes ces choses. A la fin, on m'a dit qu'il y a eu du monde ok. Et qu'il y a eu la fraude. Ce sont des choses qui arrivent. Je n'ai pas envie de dire que j'ai été grugé sur ce concert. C'est vrai qu'au départ, j'étais un peu réticent. Le fait qu'il ait eu des fraudes, j'aurais pu me dire, si c'est le cas puisque, c'est Kader qui est devant, et donc, elles viennent de lui. Mais après réflexion, je me suis dit que ce sont des choses qui arrivent dans un concert. Il faut pouvoir s'organiser pour le prochain spectacle. Je n'accuse personne. Où en sont vos rapports à ce jour ? Kader demeure mon grand frère. J'ai créé ma propre structure de production qui est Kal Prod. C'est vrai que je ne suis plus avec Médiatics. Mais Kal Prod sur l'acte III du scénario peut se mettre avec Médiactics. Pour toute organisation, je pense associer d'autres structures telles Wendy&Co, Cyclone et autres. Mais l'entité première désormais, c'est Kal Prod et non Médiatics. Sur les spots pour le DVD, le logo de Médiatics a été mentionné. Cela a étonné beaucoup de personnes. Je l'ai fait pour dire que je ne suis pas ingrat. C'est avec l'accord de Médiatics ou par reconnaissance. Je l'ai fait par reconnaissance. Et si Médiactics te poursuivait pour utilisation d'image ? Non, elle ne peut pas. Puisqu'elle était associée à l'organisation du concert. Cela aurait été une erreur si je ne mentionnais pas le logo de Médiatics. J'allais ouvrir des portes aux polémiques, aux attaques. Mediatics m'a aidé dans l'organisation du spectacle, donc s'il y a quelque chose à exposer, il faut que Médiatics y figure. Pour l'acte III, si nous sommes associés, le logo de Mediatics sera présent. Bref, qu'est-ce qui n'a pas marché après ce concert, jusqu'à ce que tu crées ta propre structure ? L'on est appelé à un moment donné de la vie, à voler de ses propres ailes. Kader, c'est quelqu'un que je respecte. Au niveau du boulot, nous avions eu beaucoup de prises de becs. Il m'aime bien et moi également. L'on peut être de très bons amis, entretenir des relations excellentes, et le professionnel arrive à gâcher les choses. J'ai décidé de m'écarter pour donner plus de respect à Kader Djiré. Il y a des choses que je me permettais de lui dire, au moment où nous étions associés. Que je ne pourrais plus me permettre. Deux ans de carrière, et du coup, c'est le boom… C'est la puissance de Dieu. Avant d'entamer cette carrière, j'ai connu des moments difficiles, côté spirituel. Avec des attaques. En France, j'étais seul avec ma femme, je réfléchissais… C'était quoi comme difficultés que tu as vécues en France ? C'était des difficultés spirituelles. Je ne manquais de rien. Ma femme bossait. Je ne travaillais pas, mais mon père m'envoyait des sous. Lorsque tu choisis la voie de Christ, il y a ce qu'on appelle, la vallée, le désert. Et ça, je l'ai traversé en France. Cela m'a permis de véritablement me consacrer à Christ. Pendant huit à neuf mois, je suis resté à ne rien faire, qu'à m'abreuver à Christ. Me documenter sur la parole de Dieu. Le Seigneur m'a préparé à cette carrière artistique. J'y étais prédestiné, mais avant d'y entrer, il fallait que je sois sous la direction du Saint Esprit. Ta conversion date de quand ? De quatre ans. Depuis 2003, Dieu a commencé à te préparer. Tu as dû traverser certaines épreuves. Quelles sont celles qui t'ont marqué dans cette marche avec Christ ? Les attaques spirituelles et physiques ont été légions. L'ennemi attaque toujours les finances. Mes comptes ont été bloqués. J'avais des dettes qui sortaient de nulle part. Ce n'était pas dû à certaines magouilles de ta part ? C'était des prêts que j'avais contractés avec la banque. Je me suis retrouvé avec des huissiers sur la tête. C'était pénible. J'avais contracté un prêt de près de 30.000 Euros (20 millions de francs CFA) en Europe pour des affaires ici. Après, tout a été bloqué. Et je n'ai pu rien y faire. Ça a été mon désert. Aujourd'hui, le Seigneur s'est glorifié. Et il m'a ouvert des portes. Amen… Jean Jacques Kouamé, c'est toujours le côté fashion, glamour. Tu as parlé de ta traversée de désert en Europe. Mais avant la musique, quelles ont été quelques difficultés auxquelles tu as été confrontées ? Mes moments pénibles, c'est le fait que je parte en France. Que je trouve un créneau. Que je m'investisse dans les affaires et que les choses chamboulent. Je voulais trop vite arriver. J'ai été arnaqué en voulant investir dans une activité portuaire. J'ai eu énormément de soutien de mon père. Il m'a dit : “Petit, tu es pressé de réussir. Vas doucement…”. Moi, j'étais acharné. Je voulais à tout prix réussir. Je venais à peine de me marier. Il y avait un challenge à relever. Le meilleur temps, c'était celui de Dieu. On te connaît en tant qu'un fils à papa. Pourquoi avoir voulu trop tôt voler de tes propres ailes ? Je ne cautionne pas le fait d'être un enfant à papa. Je n'ai jamais été un enfant choco, le thème que tu aimes bien souvent utiliser. Et quand tu me le dis, ça me frustre un peu. Parce que je ne me reconnais pas en cela. Je vais permettre à mon père de vous accorder une interview un jour. Et il vous dira qu'il n'a rien mis à notre disposition. Il l'a fait exprès. Nous avons grandi dans de meilleures conditions. Fréquenté de grandes écoles. Ton niveau d'études, c'est quoi déjà ? J'ai fait un bac plus 2 en communication, Cours Casting, Cours Loko… mes professeurs y sont encore. Ils me connaissent bien… Quand j'avais besoin d'un vélo à un certain âge, mon père me le donnait. Je me plaignais à un moment. Quand j'étais en classe de seconde, première, j'ai mes voisins qui venaient en voiture à l'école… J'ai dit à mon père qu'il me fallait une voiture. Il m'a répondu, pas question. J'ai cru qu'il ne m'aimait pas. Non seulement, il est bourré de frics… C'est maintenant que je me rends compte que mon père m'a toujours aimé. Aujourd'hui, tous ces enfants qui venaient à l'école en voiture, se sont adonnés à la drogue. Ils sont devenus de petits vagabonds. Or, moi, j'ai eu la meilleure éducation. Quand mon père venait à l'école, je me jouais les petits vagabonds, le fils à papa. Je disais, je m'en fous. Je ne suis pas les cours. Parce que mon père a tout ce qu'il faut et qu'un jour, je prendrai la relève. Il m'a enlevé cela carrément dans la tête. Un jour, mon père m'a mis dehors. J'y ai passé trois jours. C'est en ce moment que j'ai compris qu'il fallait que je prenne ma vie au sérieux. C'est partant de là que j'ai décidé de me prendre en charge. J'étais chez mon père, mais j'avais des projets. Me sentant mature, mon père a décidé de me faire partir en France. C'est ainsi que je me suis marié. Après mon mariage, j'ai décidé de me lancer dans les affaires. Je me suis fait arnaquer. Mais il le faut au départ, pour comprendre. Toutes ces choses n'étaient qu'un tremplin. Il y a certaines erreurs que je ne peux plus commettre. Ah ouais ! Toute une école de la vie cimentée par la foi chrétienne. Ton alliance avec Dieu. On en parle brièvement. Dieu est la source de ma gloire. Je ne peux rien sans lui. Avant toute chose, j'ai un entretien avec le Seigneur. Je lui confie tout. Il est au contrôle. Sans lui, je ne suis rien. J'ai tout expérimenté. J'ai connu les marabouts. Toutes sortes de choses. Tu es allé jusqu'à dormir sur un cimetière ? Non, pas jusque là. On a tous fait des sacrifices de moutons. Quand je commençais mes affaires, on m'a dit de faire des incantations, enterrer des choses au bord de la lagune. Cela ne m'a pas permis d'être le meilleur homme d'affaires du pays ou du monde. C'est le jour où j'ai réalisé que l'or et l'argent appartiennent au Seigneur. Que je baigne dans la gloire. Donc ça va ? Ça va ! ça va ! Quand Dieu se glorifie dans ta vie, il faut témoigner. Je ne manque de rien par la grâce de Dieu. Ton plus grand témoignage… Dieu a réalisé de belles choses dans ma vie, que je ne pourrais raconter en une interview. Le Seigneur combat en secret pour moi contre mes ennemis. Je me sens très attaqué, mais Dieu me délivre toujours. Tous ceux qui parlent mal de moi ont des problèmes. Ça, c'est Dieu qui le fait. Puisque tu dis que ça va. Financièrement, combien pèses-tu ? Je ne peux pas donner le montant réel de mon compte. J'ai beaucoup de millions. Mais non… Laissons la gloire à Dieu. Mon but, c'est de payer une maison de 70 millions… Aujourd'hui, tu peux l'acheter ? J'ai la foi et la conviction. Je pourrai le faire par la grâce de Dieu. Tout est une question de foi. Tu as déjà la vision… Tu attends la provision. Au nom de Jésus Christ. Amen… Par Guillaume Vergès www.pestigemag.biz |
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